Vendredi 17 novembre
Le Défi de l'Entreprise Responsable

09h00 - Ouverture du Colloque par le CJD et les AMD

09h20 - Introduction - Maîtrise de la consommation d'énergie et sauvegarde de la planète

Jacques Varet, Président du Comité d’orientation de la mesure phare régionale « Faire de la région Centre un pôle européen d’efficacité énergétique », Vice-Président de 4D et directeur de la prospective du BRGM-Géoscience pour une terre durable.

10h00 - Pause et Visite du Village Exposants

10h30 - 1ère Session - L'Energie

Les sources et la production d’énergie aujourd’hui et demain

Présidence : Iskender Gökalp, directeur du Laboratoire de Combustion et Systèmes Réactifs du CNRS


Bilan des énergies alternatives non génératrice de CO2 - Arnaud Brunel, Directeur du Comité de Liaison des Energie Renouvelable (CLER)
– Association interprofessionnelle des filières : solaire , thermique, photovoltaïque, éolien, bio-carburant

Illustration par l’exemple d’activités de développement
d’énergies renouvelables
- Thierry Marambat, Directeur de SYLEOL
- Martine BARATEAU, Directrice de France Géothermie Orléans
- Georges SAGET, Président d’Arbocentre, PDG de Tecsa-thermique

Questions/Dialogue avec la salle  

12h30 - Pause Déjeuner "Manger Local" et Visite du Village Exposants

14h00 - 2ème Session - L'Entreprise

Diminuer notre impact et Entreprendre pour une éco-économie 

Présidence : Sylvain Breuzard, ancien président national du CJD (2002-2004) et PDG de Norsys


Le bilan carbone Philippe BRAY, Coordinateur du pôle entreprises , sites pollués, pollution de l'air de l’ADEME Centre

L’avenir de la planète dans nos assiettes :
le Bilan Carbone appliqué à une chaîne de restaurants
Jean-François FILLAUT, Co-fondateur du cabinet ESPERE (SCOP)

Bilan carbone d’une entreprise à dominante transport Blaise Hamelin, Gérant de la Société de Diffusion de Presse - Villemandeur (sous réserve)

Eco-conception (intégrer le recyclage, la durée de vie et
les approvisionnements dès la conception)
Témoignage d’un industriel

Eco-conception et consommation durable Isabelle Chauvet, CAMIF

L’efficience énergétique des bâtiments d’entreprises Jean-Jacques Gouache, PDG SCB Maulay, vice-président d’Arbocentre

Efficience  énergétique : le chéquier environnemental,
outil simple à la portée de toutes les entreprises
Frédéric Honnorat, Directeur Inovance, responsable commission environnement du CJD Toulouse.

Questions/Dialogue avec la salle  

15h45 - Pause et Visite du Village Exposants

16h15 - 3ème Session - La Société

« Vers une société autonome et économe »

Présidence : Pierre Herry, correspondant local des AMD


Production mutualisée et autonome de bio-carburant Olivier Challoche, Agriculteur bio, Producteur d’Huile Végétale Pure (HVP), Cadre d’une CUMA (5 exploitants agricoles)

Production alternative d’électricité verte Patrik BEHM , Directeur d’ Enercoop, Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), fournisseur d’énergie renouvelable

Synthèse et conclusion de la première journée Jacques Varet

Questions/Dialogue avec la salle  

17h30 - Fin de la première journée

18h00 - Viste guidée de Montargis

20h00 - Diner
 


Samedi 18 novembre
Le Défi du Citoyen Responsable

09h00 - Accueil

10h00 - 4ème Session - La Cité

Energie, Cités et Aménagement du territoire.

Présidence : Philipe Bovet  Journaliste spécialisé Environnement / énergie renouvelable / transport, Collaborateur du Monde diplomatique


Développement de stratégies alternatives :
- réduction de la facture énergétique
- diversification et relocalisation des productions
- travail conjoint Collectivités locales / entreprises
Eric Alauzet, Adjoint au Maire de Besançon
En charge de la politique énergétique Agglomération adhérente au réseau « Energie-Cités » 

Les exemples de Fribourg, Bedzed et Vancouver Benoit Théau, journaliste

Le bilan carbone d’une ville, pour quelle politique ? Daniel Lejeune, Directeur Développement durable de la ville de Bourges et/ou
Serge Lepeltier, Maire de Bourges et ancien ministre de l’environnement (sous réserve)

La labellisation du logement collectif en Gâtinais André Prigent, Directeur du développement d’Hamoval

Questions/Dialogue avec la salle  

12h00 - Pause « Manger bio » et viste du Village Exposants

14h00 - 5ème Session - L'Habitat

Construire, se loger économe  

Présidence : Romuald Caumont, Chargé de mission à l’ADIL 45 / Espace Info Energie Loiret


Scénario néga-watt Un responsable de l’Association National Néga-Watt

Choix de l’habitation bio-climatique  Jean-François Autissier, Ingénieur du SEMECOL

L’éco-conception dans l’habitat neuf ou dans l’aménagement de l’habitat ancien :
- expertise HQE
- optimisation des investissements
Christophe Girard, Gérant de SARL «  La boite en bois »,
Giorgio Daniele, Gérant de la SARL « Rendez-vous la Terre »

Questions/Dialogue avec la salle  

16h00 -Conclusion - « Changement de culture, de comportement » (individuels et collectifs)

Jean-Pierre Dupuy, Philosophe
Professeur de philosophie sociale et politique à l’Ecole Polytechnique et à l’Université de Stanford (Californie)

16h45 -Clôture du Colloque

Les 17 et 18 novembre 2006

 

Lycée Agricole du Chesnoy
2190 avenue d’Antibes 45200 AMILLY

 

Des conférences, des témoignages, des experts, des débats, des exposants, pour avancer sur les enjeux d’aujourd’hui et de demain.

     

 
     OBJECTIFS

Les Amis du Monde Diplomatique du Gâtinais (AMD) et le Centre des Jeunes Dirigeants Montargis-Gâtinais (CJD) prennent l’initiative d’un colloque interdisciplinaire et interculturel :

« AGIR POUR LA TERRE »

dont les objectifs sont scientifiques, économiques et pédagogiques et dont l’envergure est locale, régionale et nationale.

Ils partagent l’idée que les grandes questions d’actualité touchant à l’avenir de la planète, de nos sociétés, appellent plus que jamais le dialogue, le débat citoyen. Qu’il s’agisse des questions liées au réchauffement de la planète, à l’épuisement des ressources énergétiques fossiles, à la destruction des équilibres naturels, aux menaces sur la biodiversité, à la pénurie d’eau douce … les défis écologiques, sociaux, entrepreneuriaux sont énormes.

 

Pour ce premier colloque, ils ont choisi de traiter  plus spécifiquement du

« Grand défi énergétique »,

avec cette interrogation : « Sur le plan individuel, celui de nos entreprises, celui des collectivités locales, qu’y pouvons-nous ? Comment agir ? ».

Le colloque « Agir pour la terre »  contribue  à l’élargissement des espaces de rencontre, de partage d’expériences, de débat entre particuliers, chefs d’entreprises, responsables associatifs et syndicaux, élus, chercheurs et universitaires. Il se veut un lieu de « décloisonnement » pour échanger et décider des moyens d’agir.

Les Amis du Monde Diplomatique

Garant vigilant de l’indépendance du Monde Diplomatique, l’association des Amis est un partenaire exigeant et un relais sans pareil de la diffusion des valeurs défendues par le journal.  
 

Par la densité et l’intensité de leurs relations, Diplo et Amis forment un bloc sans équivalent dans le paysage médiatique français.

Pour l’équipe du Diplo, l’association des Amis, au delà de sa présence décisive dans le capital de la société éditrice, est aussi – et, dans la nouvelle phase qui s’ouvre, surtout – un partenaire quotidien de son engagement civique autour des valeurs de démocratie, de solidarité et de citoyenneté.

Il s’agit de refuser une société mise en coupe réglée par la finance , et de mener des actions pour la changer en articulant à cette fin le national, l’européen et l’international.

A ce combat, Le Monde Diplomatique apporte sa contribution spécifique d’organe de presse dégagé de l’étouffant carcan du réformisme néolibéral dans lequel la grande majorité des médias enferment leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateur.

Aux côtés des Amis, l’équipe du Diplo entend montrer qu’un autre monde est possible.

Bienvenue parmi les lecteurs-acteurs
S’informer et échanger

Alors que la grande majorité des médias ne font que ressasser les dogmes de la « pensée unique », le Diplo et Manière de voir proposent des analyses à contre-courant, des points de repère et des grilles de lecture de l’actualité internationale. A partir de ce gisement – non exclusif d’autres sources d’information – les Amis permettent à des citoyens qui n’ont aucun autre lieu institutionnel commun où se retrouver de faire connaissance et d’échanger.


Le Centre des Jeunes Dirigeants

Le CJD est un mouvement patronal, né en 1938, qui rassemble 2500 chefs d’entreprise et cadres dirigeants animés par la commune conviction que l’économie doit être au service de l’homme. Le CJD n’a pas pour objectif de défendre les intérêts d’une catégorie, mais d’accompagner dans sa mission tout jeune dirigeant soucieux d’améliorer sa performance et celle de son entreprise.

xtrait du livre Vers un Libéralisme Responsable, Centre des Jeunes Dirigeants d’Entreprise Editions d’Organisation, juin 2004, Conclusion 1

«  Ouvrir l’espace

 
 

« Le monde fini commence » . On connaît la phrase visionnaire du poète Paul Valéry, prononcée il y a plus d’un demi-siècle et qui pressentait ce qu’on appelle aujourd’hui la globalisation. Celle-ci, paradoxalement, nous fait découvrir les limites de notre planète, sa finitude.

Le mouvement qui s’achève est celui des grandes « découvertes » de la Renaissance. Il n’y a plus, pour l’Occident, de terres nouvelles à reconnaître et à conquérir (elles n’étaient évidemment pas nouvelles pour ceux qui y habitaient déjà). Il nous faut donc abandonner l’idée d’un expansionnisme sans fin qui alimentait notre foi en une croissance perpétuelle. La mondialisation économique, qui veut imposer au reste du monde notre modèle de développement, apparaît, sous cet angle, comme une ultime tentative de sauvegarder ce rêve. Et nous guettons tous le retour de la croissance comme une manne divine qui se répandrait sur le désert, alors que c’est cette croissance même qui assèche notre terre.

Renoncer à nos 3% d’augmentation annuelle du PIB (nous en sommes loin depuis plusieurs années) ? Impossible ! Et pourtant, 3% par an, cela signifie multiplier production et consommation par vingt en un siècle, comme le rappelait le généticien Albert Jacquard, dans un colloque organisé par le CJD en mars 2004. C’est cela qui est matériellement impossible, voire démentiel, si l’on admet que tous les pays devraient suive ce rythme, si l’on constate que certains, comme la Chine, avoisinent les 10% annuels. Nous nous condamnons à l’épuisement de nos ressources naturelles et à l’asphyxie. Nous nous condamnons nous-mêmes, en tant qu’espèce humaine.

La difficulté est là. Nous voudrions toujours plus, parce que nous y sommes habitués, parce que cela nous paraît « naturel ». Et nous sentons en même temps que cette course folle n’est plus tenable, qu’elle nous mène à notre perte. D’où notre désarroi, ce malaise dû à la double contrainte, au sens psychologique de l’expression : se retirer de la course et dépérir lentement, la continuer et périr de toute façon, mais plus tard…

Que faire, si ce n’est essayer de penser et, en ce qui nous concerne, nous chefs d’entreprise, d’entreprendre autrement pour changer progressivement de cap et de mentalité.

La disparition des frontières géographiques, le rétrécissement du monde nous demandent d’abord d’ouvrir nos frontières mentales. La compétition économique telle que nous la connaissons n’a plus de sens, même si elle a pu jouer un rôle moteur à un moment donné. La coopération ne serait-elle pas aujourd’hui plus adaptée puisque nous sommes de plus en plus interdépendants les uns des autres ? Travailler avec les autres acteurs de l’économie, tous les autres, plutôt que lutter contre. Nous aurions là le moyen d’inventer une croissance horizontale qualitative – toujours mieux faire – et de tourner le dos à la croissance verticale – quantitative – produire toujours plus. »